ACTIVES - Magazine féminin de la Savoie et Genève

Publié le : 03/05/2013 14:10:29
Catégories : PRESSE

Le magazine féminin ACTIVES de la Savoie et Genève s’intéresse à L’atelier à nouer.

Dans la rubrique MODE, à la page 78, nous découvrons le bel article écrit par Pascale Chatillon.

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Collet monté résolument décoincé

Sport, street et autres « ramollos » wears : ce n’est pas le genre d’Audrey Oltz, la jeune créatrice lyonnaise de « l’Atelier à nouer ».

Cette amoureuse de vraie couture préfère s’attacher au style dandy et réinventer l’art de porter nœud pap’ et cravate.

Et si c’était cool de se la jouer chic ?

Une « manuelle » revenue du « tout virtuel »

Audrey Oltz était plutôt partie pour faire une carrière de « geekette ». Licenciée en marketing digital elle commence par devenir chef de projet web. Oui mais… Audrey a besoin de créer avec ses mains. Oui mais… Audrey a passé son enfance avec une maman couturière. Oui mais… Audrey vit dans la ville de la soie et des beaux tissus. Dès 2011, elle trouve une alternative sensuelle à son job trop virtuel. Le déclic ? Une cravate en cuir dénichée au marché de la mode vintage de Lyon. Son inspiration ? Le nœud. Elle commence par imaginer toute une collection de bijoux déclinant son motif fétiche.

Le bouche à oreille se fait. Son mari dénoue ses doutes. Pour une occasion particulière, il recherche en vain dans les produits standard l’accessoire qui lui fera le col idéal. Audrey trouve le tissu et prend sa machine à coudre. En septembre 2012, elle fait enfin le lien entre son expertise digitale et ses doigts de fée. Elle se lance à fond dans la création de nœuds pap’ et cravates, monte sa boutique en ligne. « L’Atelier à nouer « est né et la boucle est bouclée.

Liée au sur mesure couturier

Pour faire sa place dans les essentiels du dressing masculin, la jeune femme veut arriver avec une vraie différence. Alors, qu’est-ce qu’ils ont de différent les nœuds d’Audrey ? Tout. D’abord, parce qu’Audrey fait tout dans la grande tradition du vrai nœud à nouer. Dans son atelier lyonnais. Avec ses idées, la « taverne d’Ali Baba textile » de ses fabricants locaux et sa machine à coudre (devenue d’ailleurs l’image de sa marque). Et puis parce que ses créations ont tout pour s’inventer un accessoire complètement personnalisé. Un nœud papillon ? On choisit son tissu, sa broderie, son motif mais aussi son modèle. Forme poisson traditionnelle avec « l’inconditionnel », coupe droite avec le « Statège », pointue avec « l’Elégant », à bouts arrondis avec « Le Romantique ». On peut aussi opter pour une version ajustable, taille unique avec anneaux coulissants, détachable, noeud livré déjà noué, ou complètement aux mesures de son tour de cou. Une cravate ? Esprit pull, à bout cuir, bi-matière, avec bague… Adieu les protocoles uniformes ! Et les femmes ? Elles ont leurs propre variations sur le thème nœud : grands pans, ruban fin…

2013. « L’Atelier à nouer » s’est fait une clientèle et est partenaire, à Paris et à Lyon, de boutiques de costumes et de prêt à porter masculins. Audrey est encouragée dans ses jeux de nouages personnalisés.

Attachée à toujours étonner

Sa principale demande de cols impeccables, celle des mariages, lui permet d’oser. Elle imagine boutons de manchette et mouchoirs de poche assortis. Décline le « tout en harmonie » jusqu’aux nœuds des bijoux et des pochettes des dames. Lui vient aussi l’idée, autour du cou féminin, de réinterpréter la tendance « cols claudine ». Histoire d’inviter à se lâcher sur le code « petite fille modèle ». Aujourd’hui, elle a en tête de débrider d’autres grands liens classiques avec l’élégance, les foulards et les écharpes.

Audrey Oltz et sa quête du nœud du style, c’est une histoire à suivre et surtout… sans dénouement !

–> Merci Pascale